Enquête publique : le PQ met de la pression sur les députés régionaux

Pour une seconde fois en trois semaines, l’exécutif régional du Parti québécois s’en est pris aux cinq députés libéraux de Laval qu’il somme, cette fois, de mettre de côté la partisannerie et d’appuyer la tenue d’une commission d’enquête sur le milieu de la construction et le financement des partis politiques.

Michel Leduc, président du Parti québécois de la région de Laval. (Photo: Alarie Photos)

“Ils ont préféré suivre la ligne de parti qui va à l’encontre des intérêts de la population. Les députés sont élus pour représenter la population et non pour défendre un système de collusion et de corruption», a dénoncé le président du Parti québécois de la région de Laval, Michel Leduc.

Rapport Duscheneau

Cette sortie publique faisait suite au vote massif en Chambre, le 21 septembre, de tous les députés libéraux contre la motion du PQ, réclamant une commission d’enquête à la lumière du rapport de l’Unité anticollusion du Québec.

Le rapport Duchesneau, fait-on valoir au PQ, vient confirmer les allégations qui s’accumulent jour après jour depuis plus de deux ans.

Nous avons découvert un univers clandestin et bien enraciné, d’une ampleur insoupçonnée, néfaste pour notre société aussi bien sur le plan de la sécurité et l’économie que sur celui de la justice et de la démocratie.

Voilà un extrait que la direction lavalloise du Parti québécois a pris soin de tirer du rapport pour étayer son propos.

«Nous savons que le crime organisé a infiltré des pans entiers de notre économie et de nos institutions, affirme M.Leduc. C’est inacceptable que les députés libéraux ferment les yeux devant autant de corruption qui rend la population de plus en plus cynique envers la classe politique.»

Appel aux Lavallois

Signifiant que près de quatre Québécois sur cinq veulent la tenue d’une enquête publique, le président péquiste de l’exécutif régional lance un appel aux Lavallois de faire pression sur les députés de Laval en les contactant à leur bureau de circonscription.

Trois semaines plus tôt, les députés régionaux Michelle Courchesne (Fabre), Vincent Auclair (Vimont), Alain Paquet (Laval-des-Rapides), Guy Ouellette (Chomedey) et Francine Charbonneau (Mille-Îles) étaient également la cible de l’exécutif du PQ-Laval, qui leur reprochait de rester muet quant aux allégations à l’effet que le parti du maire Vaillancourt se soit fait rembourser pour 1,1 M$ de dépenses partisanes à même des fonds publics mis à la disposition des partis politiques municipaux.

 

Source :

Stéphane St-Amour
26 Septembre 2011 – Courrier Laval

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